Se connecter au Wifi via les lignes de commande

Voici l’étape 5.3 avec le raspberry pi, je considère donc que vous avez suivi les étapes précédentes (sinon, on recommence par ici)

Ces commandes fonctionnes avec un peu près tous les systèmes unix (linux), (enfin, je crois…).

[MAJ : après quelques essais, j’ai trouvé une config plus efficace, voir plus bas]

On commence par déterminer ce que vous avez point de vue matériel avec la commande ifconfig, ce qui donne :

pi@raspberrypi ~ $ ifconfig

On y découvre l’interface wlan0, l’interface wifi, via la clé USB wifi, si l’interface n’est pas visible, c’est que le Pi ne l’a pas trouvé… vérifier les branchements, si votre clé wifi est compatible avec le raspberry, et si les drivers sont bien installés. Pour vérifier les périphériques USB branchés : utiliser cette commande lsusb.

On va utiliser maintenant iwlist pour afficher tous les réseaux wifi disponible, et surtout trouver le votre.

pi@raspberrypi ~ $ sudo iwlist scan

Et là, si comme moi vous vivez en ville… catastrophe, 400 lignes défilent… on va utiliser une fonction sympa unix : less, (pour savoir à quoi sert cette fonction, souvenez vous de la fonction man, tapez donc : « man less »). On réessaye avec less, qui va nous afficher page par page les réseaux wifi accessible.

pi@raspberrypi ~ $ sudo iwlist scan | less

Note : pour afficher cet étrange caractère |, et non pas un L minuscule, appelé « vertical bar », sur mac c’est : SHIFT + ALT + L, sur un clavier PC, c’est souvent ALTGR + 6, sinon il faut essayer de ALTGR + 1 à 9…

Less : Pour naviguer, utiliser les flèches du clavier, repérer votre wifi dans la liste, en face du champ : « ESSID », puis pour quitter, appuyer sur Q (ou A, si vous avez toujours votre clavier en qwerty)

Une autre solution, pour ma part, j’ai une Freebox, ça facilite un peu, et je préfère utiliser grep (grep ? une autre fonction unix : taper « man grep » pour plus d’info)

pi@raspberrypi ~ $ sudo iwlist scan | grep "freebox"

et j’obtiens

pi@raspberrypi ~ $ sudo iwlist scan | grep "freebox"
                    ESSID:"freebox_RZEAHK"

vous pouvez aussi essayer :

pi@raspberrypi ~ $ sudo iwlist scan | grep "ESSID"

Note : grep est sensible à la casse (majuscule/minuscule), donc taper bien ESSID en majuscule
Bonus : si vous avez VRAIMENT beaucoup de wifi à proximité, vous pouvez combiner grep et less, en tapant : « sudo iwlist scan | grep « ESSID » | less »

Une fois votre wifi trouvé, noter bien votre ESSID,

Si vous avez une protection type WPA, vérifier que wpasupplicant est installé :

pi@raspberrypi ~ $ sudo apt-get install wpasupplicant

Puis on modifie le fichier interfaces, avec l’éditeur nano intégré

pi@raspberrypi ~ $ sudo nano /etc/network/interfaces

Le contenu devra être :

auto lo
iface lo init loopback
iface eth0 inet dhcp

allow-hotplug wlan0
auto wlan0

iface wlan0 inet dhcp
  wpa-ssid "freebox_votre_ssid"
  wpa-psk "votre_mot_de_passe"

Fermer le l’éditeur avec CTRL+X (quitter), valider avec Y (ou O en français), et valider encore si besoin.

Ensuite, je un petit ON/OFF de l’interface, pour être sur, avec :

pi@raspberrypi ~ $ sudo ifdown wlan0 #Couper le wifi
pi@raspberrypi ~ $ sudo ifup wlan0   #Allumer le wifi

On teste! Avec ping

pi@raspberrypi ~ $ ping google.com

Et là, si ça répond, c’est que c’est fait! Et le Raspberry se connectera automatiquement à chaque reboot.
Et pour trouver votre ip :

pi@raspberrypi ~ $ ifconfig

PS : Normalement, on pourrait le faire en one shot (à refaire à chaque fois) avec cette commande, mais je n’ai pas réussi…

pi@raspberrypi ~ $ sudo iwconfig wlan0 essid "freebox_votre_ssid" key s:"mon_pass"
pi@raspberrypi ~ $ sudo dhclient wlan0

PS2 : Maintenant, pas d’excuse pour mettre à jour votre Raspberry!
tapez :

pi@raspberrypi ~ $ sudo iwconfig wlan0 essid "freebox_votre_ssid" key s:"mon_pass"
pi@raspberrypi ~ $ sudo dhclient wlan0

 

[MAJ : Le wifi avec un Raspberry Pi et une Freebox V6]
Installer WICD-Curses, qui va s’occuper de ça à notre place.

pi@raspberrypi ~ $ sudo update #au cas ou ça n'est pas déjà fait
pi@raspberrypi ~ $ sudo upgrade
pi@raspberrypi ~ $ sudo apt-get install wicd-curses
pi@raspberrypi ~ $ sudo wicd-curses

Si ça marche, il va vous afficher la liste des Wifi accessible, sinon il se peut que le dongle Wifi n’est pas visible, appuyer sur « P » pour préférence, puis vérifier que vous avez une « Wireless Interface » configurée:

Network Interfaces
Wireless Interface : wlan0

Vérifier aussi que c’est bien wlan0, en quittant wicd-curses (avec Q) et en faisant un ifconfig (voir tout en haut).

Une fois votre wifi trouvé, il faut le configurer en se positionnant dessus avec les flèches, puis flèche de droite pour configurer.

Cocher « Use Static DNS »
DNS Domain : 192.168.0.254

Cocher « Use DHCP Hostname », plus facile pour retrouver son Raspberry sur le réseau

et cocher « Automatically connect to this network »

pour finir, renseigner votre clé wifi dans le dernier champ « key: », puis F10 pour enregistrer, de retour sur la liste des wifi, appuyer sur C, pour connecter.

Vous voilà connecté à votre wifi, on peut vérifier avec un ping (voir ci-dessus).

 

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Un commentaire sur “Se connecter au Wifi via les lignes de commande
  1. neoselen dit :

    une petite astuce: faites attention, parfois certains dongles wifi ne savent pas scanner le canal 13, qui est mis par défaut par votre (free)box. c’est le cas notamment du tp-link wn-722n
    (un modèle pourtant assez récent!).
    ça m’est arrivé, et franchement avant de trouver pourquoi, je me suis arraché les cheveux pendant des heures à trouver comment ça se fait que mon Raspberry Pi ne capte pas ma wifi :p

    seconde astuce:
    _ entrez dans l’interface graphique avec la commande startx
    _ attendez que votre wifi soit visible
    _ entrez votre code wifi via l’icône système
    _ et voilà, vos paramètres sont entrés dans /etc/wpa_supplicant/wpa_supplicant.conf
    après ça, vous pouvez bien évidemment copier le contenu, formater votre carte sd, et écrire ce que vous avez trouvé dans /etc/wpa_supplicant/wpa_supplicant.conf .
    c’est pas la méthode la plus rapide (et un peu hors-sujet, puisqu’on passe par la partie graphique…), certes, mais la plus facile. Ça évite de chercher quels paramètres sont à ajouter dans ce fichier.

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